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31 janvier Dans l'attente du dégelRecevoir une lettre, c’est quelque chose d’heureux, De surcroît quand les graphèmes distingués sur l’enveloppe vont font deviner l’expéditeur, connu. Et, faut-il le dire ? Aimé.
On pense à la personne : délicieux moments qui précèdent l’ouverture, le crissement du coupe-papier glissé sous le rabat, emplis de rêverie, de souvenirs et d’une chaleureuse tendresse. Ah les rêveries sur le papier...
Mais une lettre avec rien que des chiffres ? Transformation exothermique : Chaleur se muant immédiatement en froid.
Oui, je m’efforçais d’oublier pourtant : c’est toujours l’hiver. Il fait froid, gaffe au gel. 30 janvier La lecture, une effrayante (mais amoureuse) responsabilité "Une lecture bien faite n'est pas moins que le vrai, que le véritable et même et surtout que le réel achèvement du texte, que le réel achèvement de l'oeuvre ; comme un couronnement, comme une grâce particulière et coronale. [...] Elle est ainsi littéralement une coopération, une collaboration intime, intérieure [...] aussi, une haute, une déconcertante responsabilité. C'est une destinée merveilleuse, et presque effrayante, que tant de grandes oeuvres, tant d'oeuvres de grands hommes et de si grands hommes puissent recevoir encore un accomplissement, un achèvement, un couronnement de nous, de notre lecture. Quelle effrayante responsabilité, pour nous."
Péguy, cité par Steiner dans Passions impunies
En route !(Et si certains membres normands de la B-loge ont un moment de dispo à ces dates-là et qu'il leur prend l'envie de passer dans le coin, eh bien qu'ils sachent qu'ils seront les très bienvenus !)
29 janvier Chronique ordinaireUn jeudi matin ordinaire pour deux amis étudiants alto-séquanais : l’un a été prévenu que son école ne ferait pas cours, l’autre espérait aller travailler en bibliothèque, oh la naïve !, avant d’apprendre la quasi-nullité du trafic.
Quid faciamus ? se dirent-ils. Cela méritait ample réflexion. Soudain, une idée jaillit du cerveau de l’
Les voilà donc partis, se heurtant d’abord à une porte close : « mais non pas du tout, il ne faut pas suivre les horaires indiqués sur notre site [ndlr : logique], le matin ce sont les scolaires ! C’est ouvert au public à partir de 11h30 ». Soit : la motivation ne faiblira pas.
Revoilà donc nos deux compères à 11h30, riant déjà quand la caissière leur rendit leur monnaie en pièces de deux centimes. (« Ca passe dans les machines à café à la Sorbonne ? » « Non. Et à ton école ? » « Non plus » : on notera au passage la profondeur inouïe des préoccupations de la jeunesse estudiantine actuelle. Cela mériterait bien un mémoire sur al question, je pense)
Après l’épreuve des casiers électroniques, ils nagèrent. Longtemps. Plus d’une heure ! Bon, avec quelques pauses discussions, confessons-le, mais c’était à cause des lunettes qui n’en faisaient qu’à leur tête.
Cela méritait bien une pause dans le petit bassin. Les deux compères se regardèrent alors, une lueur étrange mais pétillante dans les yeux. Le sourire s’élargit sur leur visage… Et si… ?
Oui. C’est bien au toboggan qu’on les retrouva. Ah les grands gamins !
Heri, hodie, cras : fiat lux !![]() Dans un monde assombri, il est bon de goûter les éclats de lumière qui s’offrent à nous, bien accolés pour une meilleure visibilité, crépitements brûlants, qui rendent notre vie plus translucide:
Entre une bibliothèque de recherche où vous croisez une de vos anciennes chargées de TD - thésarde alors que vous dégustiez tranquillement votre cappuccino (certes, hors de prix) : « Mais… mais… qu’est-ce que vous faîtes là ? »
Entre une lettre toute simple qui réchauffe le cœur.
Entre une réunion d’aumônerie où le petit frère, devant me supporter comme animatrice cette année, lance magistralement alors que nous préparions la messe dominicale du 8 février prochain (5ème dimanche du T.O., 1ère lecture, livre de Job) :
« Job [djob], il fait un drôle de travail » et où l’on se dit que la fratrie PdLG est vraiment grave de chez grave.
Entre un temps de prière pris autour du feu, lumières éteintes, provoquant pour réaction : « Ah c’est mieux les réunions chez toi, c’est bien, c’est chaleureux et prier autour du feu, c’est magique ! »
Où l’on se dit qu’il y a tout de même vraiment de quoi sourire dans l’ordinaire de nos vies. De quoi, au soir, rendre grâce.
Et ce, malgré tout. 28 janvier Huysmans, mon amour
Cette année, on me demande souvent –et bien curieusement, je dois l’avouer-, que lire de Huysmans. Les dernières en dates furent Clarusque par mail et Sophie sur son bien beau blog-éventail. Alors, que lire ?
Cette question me plonge toujours dans une gêne terrible car ce que j’aime moi ne sera pas forcément du goût de tout le monde. Mes deux œuvres préférées de mon cher Joris-Karl sont A rebours et En route, voilà, c’est dit, vous le savez.
Mais comment se retrouver dans son œuvre qui compte plusieurs… « périodes » tout en conservant cette plume splendide qui est la sienne ?
Je vais scinder quelques conseils par « catégories » mais cela reste très arbitraire et mon seul conseil est en réalité de vous laisser vous perdre au gré des pages ! Même s’il faut avoir le cœur parfois bien accroché, n’est-ce pas ô ma chère homonyme ?
- Si vous êtes à donf naturaliste, aimant les bas-fonds fangeux de Paris façon Zola avec une plume bien meilleure (subjectivité, quand tu nous tiens…) : Marthe, histoire d’une fille ou Les Sœurs Vatard.
Mais si vous préférez le Zola pessimiste de La Joie de vivre (Claire ?), je vous recommande à 200 % : A vau-l’eau et ce n’est pas parce que je travaille dessus ! (Il est disponible chez GF dans « Nouvelles » mais si vous voulez vous payer une belle édition, préférez celle de R.-P. Colin aux éditions du Lérot : vous gagnerez deux poèmes sulfureux en bonus !)
- Si vous êtes fou, lisez A rebours ! (oui, on le saura : je travaille dessus aussi ! Il y a plusieurs bonnes éditions)
- Si vous voulez lire une conversion bouleversante, plongez dans En route ! Et si vous avez le courage, c’est encore meilleur en lisant tout le « cycle de Durtal », dans l’ordre : Là-bas, En route, La Cathédrale et L’Oblat (y a même un tome chez Bouquins qui les réunit tous les 4, éd. par D. M.-G. avec préface de Paul Valéry)
- Si vous voulez aller en dehors des sentiers battus, lisez ses deux ouvrages de poèmes en prose, ses différentes nouvelles (surtout la toute première Sac-au-dos ou la guerre vue comme une grande diarrhée !), ses autres romans ou encore ses critiques d’art !
... Après, vous chanterez peut-être avec moi : j’aime Huysmans ?
26 janvier Grande cause nationale 2009 ?Le fait d'être proche des cîmes enneigées
Ne me fait pas oublier de vous partager
Une grande cause nationale qui en est à J-2 de son terme.
Alors, donnez, donnez !
![]() (cliquez sur le slogan pour en savoir plus)
-Et désolée mais j'ai tellement rigolé de l'idée qu'il m'était impossible de ne pas vous en parler-
24 janvier It's a robots world![]() Aujourd’hui, comme hier, j’ai vécu dans un monde de robots, me heurtant à la molle impuissance de l’humain face à la machine : j’ai eu peur. Très peur, même.
Mais où crier ? Partout, il n’y a que disques pour vous répondre ! - Si truc-bidule…. Faites le 1. (je ne sais où appuyer pour dire tout mon désarroi) - Un conseiller vous répondra prochainement. Le temps d’attente est d’une minute (cela fait 10 minutes que tu me le dis, sais-tu ?)
J’ai vaincu après quatre heures de rude combat sur la chose et grâce à une défaillance temporaire de la machine mais je ne peux m’empêcher de m’interroger sur ce qui adviendra une prochaine fois.
Comment réserver des places pour un groupe dans un train où il reste des places deviendra prochainement un problème insoluble. Il faudra alors remplacer mes jeunes par des machines ?
Flippant. Ivresse En ces temps troublés, il convient de savoir revenir à l'essentiel. Baudelaire, essentiel ? Parfois, oui, je le crois volontiers, quand on le lit et qu'il vous saisit, c'est-à-dire souvent. Bêtement hédoniste, osez-vous dire ? Je ne crois pas. Et puis cela dépend de votre lecture : pour ma part, j'ai choisi mon ivresse et souhaite en être ivre longtemps, ma vie durant. Tout est là, même. Et vous ?
Enivrez-vous
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : "Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
in Charles BAUDELAIRE, Le Spleen de Paris
23 janvier Voulez-vous un conseil ?
Apprenez-le si les foules populaires en liesse ne vous l’avaient pas encore annoncé : je suis depuis cette année membre (de droit ! Attention, ça rigole pas !) du conseil paroissial. Ce qui me vaut le plaisir d’assister à ces charmantes petites choses que l’on appelle en jargon réunions.
Comme chacun sait, c’est la grande politique catho du moment la réunion car c’est totalement in : ça se veut sérieux façon affaires et puis ça occupe bien les soirées (mais non voyons, je n’ai absolument rien à faire de mon côté, malgré quelques soucis de mémoire, alors une réunion, pensez donc !). Je pourrais être honnête et dire que certaines réunions servent à quelque chose : c’est vrai. D’autres tiennent pour une part d’un caractère A.A. (anachorètes anonymes ici) latent et pour le reste d’une vacuité qui n’a pas de fond.
Je suis sans doute mauvaise langue mais je reste, rassurez-vous, bien sage, sans vitupérer, à crayonner dans mon coin ou à m’amuser follement du palmier en carton en cours de décomposition là-bas dans le coin. Responsable, je réponds même aux éventuelles questions ! Bon, trêve de plaisanteries, je ne m’y amuse pas trop, surtout si je n’ai pas choisi mes voisins et qu’ils sont trop sérieux. On le saura : les réunions et moi, ça fait trois.
Heureusement pour moi, il y a la délicieuse mamie de l’autre bout de la table, la responsable du groupe des veufs. Sa verve est incomparable, je suis complètement fan, et j’attendais avec impatience qu’elle présente son groupe. Comment attirer, je cite, « de nouveaux adeptes » ? Sa question était réelle : « Tous ceux qui le veulent sont invités à nous rejoindre ! » lança-t-elle alors amusée et pleine d’enthousiasme, tandis que je pouffais et que les autres membres du Conseil, mariés, se regardaient inquiets : « Euh, le plus tard possible hein ! ».
Les tours de table continuèrent, ternes, sauf pour les obsèques. Cette chère dame intervint : « Ah, d’ailleurs vous avez enterré qui tout à l’heure ? M. M. ? » et moi de ne pouvoir m’empêcher de répondre : « Wouah, vous poussez le recrutement jusque là ? ». Figurez-vous qu’en plus, elle apprécia mon humour noir et rit ! Ah la charmante personne !
Alors après, quand d’autres proposèrent pour « créer des liens entre les différents groupes de la paroisse », l’audacieuse solution suivante, quasi-révolutionnaire : « Bah, on pourrait se réunir ? » et me plongèrent ainsi dans le désespoir, je décidai fermement que la prochaine fois, je me mettrai à côté de cette grand-mère à l'humour décapant. Et vive la révolution !
22 janvier Camino 2008 - étape 6 : Saintes -> Pons
Si le réveil ne posa pas de problèmes, le petit-déjeuner fut un peu particulier puisque la cuisine était aussi occupée par des personnes participant à une session « post-cancer » : témoignages lourds, médicaments, histoires tragiques… humanité souffrante, très importante, mais difficilement audible, particulièrement à cette heure-ci, avouons-le.
Au programme ce jour : Saintes à Pons, que Lisa et Alexandre devaient joindre avant 16h30 pour reprendre un train vers la Ville rose. Heureusement, le kilométrage était bien moins important que la veille mais nous partîmes tôt, avec le plaisir de longer la Charente le matin, quand une couche de brume la recouvre encore ! ![]() Motivée, j’avançais, j’avançais. La marche est bien balisée par des bornes fréquentes dans ce département et donc relativement aisée : pas de crainte de se perdre a priori ! Mais… vous l’aurez deviné… il y eut dislocation du groupe alors que ce n’était particulièrement pas le jour ! Suivant bêtement les bornes, je tournai à droite à un moment : mes compagnons ne la virent pas et continuèrent leur chemin tout droit. Un peu plus loin, je me suis assise pour les attendre avec Gérard de Nerval (oui, oui, un seul livre –à part la Bible !- pour le Camino sinon aïe le dos). Au bout d’un moment… personne ? C’est à ce moment qu’arriva un gars en camionnette : « Salut !!! Tu es pèlerine ? Je suis le responsable des Chemins de saint Jacques pour la région ! » ![]() C'est beau un ciel tout bleu arc-en-cielisé !
Et nous voilà partis à discuter quand je l’informai que j’attendais 3 personnes. Il m’offrit de les prévenir du bon chemin s’il les croisait. Je tentai de mon côté les portables : pas de réponses du côté de notre jeune couple, une réponse du côté de l’autre zouave… qui venait de croiser le monsieur à la camionnette et repartait « par un autre chemin ». Il me rejoignit et nous attendîmes… nous attendîmes encore…. longtemps. Enfin, les voilà, fallait pas nous faire un coup comme ça ! En plus, ils s’étaient fatigués pour rien, avec leurs baskets-qui-font-ultra-mal-aux-pieds de surcroît. Micro pause et c’était reparti : il faisait super beau… ce dont ma peau s’est longtemps souvenue (vous avez dit rouge ?). Marche à travers les vignes et les fermes : magnifique chemin sur lequel il y a peu à dire beaucoup à admirer ! ![]() Accueillis par une statue du Christ Roi juste avant Pons : y a pire comme accueil ! Pose victorieuse pour Nono et moi-même devant la borne « Pons » avant de goûter avec nos amis (hein, vous avez osé dire gamins ?) et de les remettre au train, à l'heure, ouf ! ![]()
Pour nous le Camino de cette année s’arrêta aussi dans cette belle ville de Pons mais je vous narrerai cela dans le prochain et dernier billet de cette série Camino 2008 ! 21 janvier Histoire de mémoires - le making of A défaut de bande annonce, je vous présente ce soir un mini making of de la production festive des Sorbonnards associés (le soir du Réveillon...) annoncée il y a peu. Je ne nommerai pas l'héroïne présente sur cette vidéo, ce serait péché. N'est-ce pas Maggy ?
The Spirit![]() The spirit ? Du noir, du blanc, du rouge sang : couleurs habituelles à Frank Miller qui tournoient, là encore, avec violence.
Pourtant, comme d’habitude : c’est beau, c’est parfois farfelu (ah les méchants déguisés en nazis, c’est délirant mais absolument excellent !), c’est surtout très classe.
Moins chouette esthétiquement parlant que 300 (beh, ouais, on est antique ou on ne l’est pas : je suis complètement subjective mais je l’assume !) mais peut-être plus amusant. Conclusion ? A voir, bien sûr !
20 janvier Le calembour du jour (20 janv. 2009) Précisons tout d'abord, à ceux qui n'auraient pas encore compris ou ceux que je n'aurais pas encore assez tannés avec mon sujet, que je travaille cette année sur la sensorialité, c'est-à-dire les sens à donf. Ce point es-sentiel posé, citons :
"Si j'osais, je dirais que... ça va dans le bon sens !"
Mon directeur, juste après la présentation orale de ma problématique - état des recherches
Amis ou lecteurs, je crois que mon humour que vous qualifiez souvent de "pourri" ne va guère s'améliorer en master.
Tant pis pour vous après tout ! C'est par l'Art que Dieu s'y serait pris ?![]() Le fait de chercher dans l’art un remède à l’insupportable viduité du monde, semble au Huysmans en quête de transcendance, le symptôme même du mal qu’il s’agit de guérir. Il y voit, dès A rebours, le signe de l’éréthisme du temps. L’art n’a pas pour mission de monter sur le trône du Dieu absent, mais de faire entendre à nouveau l’appel de l’au-delà par ce que j’appellerai un réalisme de la transfiguration.
Les Primitifs ont, pour Huysmans, donné l’exemple. Ils ont mis le réalisme au service de la foi, et ont été les premiers grands peintres modernes. La grandeur et en même temps la modernité de Grünewald viennent de ce que le peintre a su donner une dimension mystique à des figures de son temps, de ce qu’il a su faire d’un reître de Franconie, ou d’un larron en croix, un prophète et un Dieu. Seuls les peintres de cette époque, dont Huysmans voudrait retrouver l’inspiration ardente et la spiritualité robuste, ont réussi à transfigurer la représentation réaliste, pour ne pas dire naturaliste, de la réalité. Sur leurs toiles, la chair se fait Dieu, la foi opère ce miracle sans qu’il soit besoin de l’auréole, ajoutée plus tard par crainte de l’insuffisance mystique de la représentation.
Les chairs peintes par Degas sont sans doute vivantes ; sous la peau on sent courir le sang et vibrer les muscles, mais aucune spiritualité ne se dégage de cet art génialement mimétique. Cette représentation est même déceptive par l’excès de sa perfection. Elle ne nous revoie que l’image de notre contingence. Or l’art ne doit pas être cette école de scepticisme ; il ne doit pas enfermer la chair dans la chair, mais extraire de la contingence des choses au monde, une forme d’éternité qui les illumine. Les Primitifs y sont parvenus parce qu’ils avaient la foi, les civilisés, eux, ont fait de l’art une foi, leur foi, et ils sont tombés dans un artificialisme ruineux dont des Esseintes est l’une des plus exemplaires victimes. Le salut du réalisme moderne est donc pour Huysmans dans sa transmutation en réalisme mystique.
Extrait de : Françoise Gaillard, "Modernité de Huysmans", Huysmans, une esthétique de la décadence, actes du colloque de Bâle, Mulhouse et Colmar, p.111.
19 janvier Au passage...Depuis la BNF, je me rends compte que celle que je croyais être une amie publie mes délires écrits pourtant dans le seul but de lui remonter le moral...
Snif, ici :
Signé : la mère-grand très très vieille
P.S. Maggy : "Il" a répondu finalement ?
18 janvier Si même Zola le dit ! "Huysmans est un raffiné de la langue, un des stylistes les plus précieux, les plus délicats que nous ayons. Il a outré le rendu intense de ses aînés, il est allé plus avant dans la curiosité des tournures, dans la vie tourmentée des images, dans la traduction nerveuse des choses et des êtres. [...] Littérature morbide, dira-t-on. Oui, peut-être. Il y a là une recherche du cas pathologique, un goût pour les plaies humaines. Mais ce que personne ne veut voir, c'est que, si le romancier va à la bête dans l'homme, l'artiste est un sensitif des plus délicats et un merveilleux ouvrier de la langue."
in Emile Zola, "Céard et Huysmans", Le Figaro, 11 avril 1881
Bientôt sur vos écransBientôt sur vos écrans :
une production exceptionnelle des Sorbonnards Associés lors du dernier Réveillon
avec Igor D., Maggy J.,Nico P. et Zabou PdLG dans les rôles principaux.
Et certains prirent peur à la lecture de ce billet...
On ne
17 janvier Liens du sang
Liens du sang.
On se jette à l’assaut sur eux pour les dépecer avec fracas, avec, dans la voix, moult éclats. Tout y passe et l’on craint, non, l’on voit que tout cela casse. On l’entend : les fibres craquent.
Douleur sordide, du plus intime du cœur. A genoux devant la croix, on supplie. Rien.
Rien à faire, la gangue explose, émiettée aux quatre coins. Mais le cœur résiste, invisible et pourtant là. Explosée la gangue, les liens se distendent farouchement : en leur centre, la plus sûre façon de relier une extrémité à une autre. Un chemin à ne pas oublier, jamais.
Mais comme ils sont de sang, quand on tire sur eux, qu’ils pleurent, Comme ils sont de sang, disais-je, c’est du sang et de l’eau qui s’écoulent. Fluides connus, fluides ambivalents, douloureux et vivifiants : Symboles d’une vie, d’une résurrection à venir ?
Croire, croître, dans l’espérance, En plein cœur de ma nuit.
16 janvier De tout, avec parcimonie![]() Il paraît que la luminosité naturelle, c’est ultra-important. Pour la santé, pour le cerveau, pour le teint tout ça, tout ça. Alors, « ils » pensent à tout dans le Bunker. Cool.
(J’ai peur ! J’veux sortir de la fosse aux vélociraptors ! J'veux revoir le grand ciel bleu !)
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