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28 novembre En ces temps moroses... Le soleil se cache et les sourires ont tendance à faire de même : il faut y remédier. Pour le soleil, je ne peux rien faire. En revanche, pour voir se ranimer la joie, je vous propose 2 "blagounettes" (attention, notion copyrightée) véridiques de ces derniers jours.
¤ Lors d'un baby-sitting :
Il y a quelques jours, je gardais deux enfants, dont l'aîné a tout juste 4 ans. Juste avant la sieste, il me lance : "Dis, on joue à cache-cache ? Tu me cherches partout hein, et si tu me retrouves pas, je suis caché sous le lit"
¤ En famille, à table :
Mon petit frère Thibault, jeune collégien latiniste, me lance alors qu'il attaquait un plat de pâtes avec ardeur (ah, l'adolescence !) : " Hey, Zabou, tu sais quoi ? La prof de latin nous a parlé des bouquins dont tu m'avais parlé, les Bédu ! " Moi : "Euh... ???" Lui : "Mais si, tu en as un ! Rouge là !" Moi : "Ah, tu ne parlerais pas plutôt des BUDE ????"
Voilà, c'était la série "c'est tout mimi et ça donne le sourire"
Bonne soirée !
Le meilleur calmant au monde !
Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Rom VIII, 28) Rien ne nous séparera de l'amour de Dieu... (Rom VIII, 39)
Purée, c'est le genre de phrases qui font du bien après une journée vraiment pas top ! On prescrit des anti-dépresseurs mais moi, je dis qu'il y a bien mieux, bien plus puissant : la Bible ! Gare aux effets secondaires cependant : si l'on Ecoute, notre vie pourrait changer ! Et pas qu'un peu : la folie vous guette... Attention donc ! Faîtes gaffe, j'vous dis !!!!
Comment ça "trop tard" ?
23 novembre Via Turonensis 2007 : 9 Eh oui, le gîte étant à peine atteint, il fallait nous rendre à l'évidence : il nous restait 1395km à parcourir jusqu'au tombeau de St Jacques ! Ce qui est impressionnant pour les pauv' tits humains que nous sommes ! Les pieds en baveront donc encore mais... qu'importe dans le fond ?
Nous passâmes une bonne soirée à l'association "La barque" : la dame qui nous accueillait faisait également le Camino avec son mari par tronçons. Cela crée de suite un lien fort : n'est-ce pas vous autres pèlerins qui lisez ces mots ?
Au matin, devant la fameuse borne terrifiante ! La vue était dégagée et promettait un beau temps pour marcher : super ! L'itinéraire était quelque peu vallonné le matin et il n'y avait qu'à ouvrir les yeux pour admirer la nature ! Peu à peu, nous approchions de Poitiers, ou tout au moins nous voyions dans le lointain les premiers signes d'une grande ville... Mais il restait des kilomètres ! Pas de rencontres avec des humains mais avec un cheval et un âne... Pique-nique devant l'église de St Georges-les-Baillargeaux
C'est l'église devant laquelle nous trouvâmes cette drôle d'image : voir ici. Pour la visite, cela attendra le prochain épisode ! TélexFAC BLOQUEE
Suis dégoûtée
Retourne me coucher.
Plan de l'exposé "Image de la ville dans la section "Les tableaux parisiens" des FdM de BaudelaireA ceux qui se demandent pourquoi Baudelaire hantait mon pseudo msn et pour les autres aussi -vous vous en fichez tous- voilà le plan de l'exposé que je devrais présenter demain matin... si la Sorbonne n'était pas bloquée = Surpriiiise !
L'image de la ville dans les "Tableaux parisiens"
Intro : La ville, pour Baudelaire, c'est Paris : ville natale mais également ville dont il habita la quasi-totalité des quartiers. Qu'une section des Fleurs du Mal comportant 18 poèmes, certains étant subdivisés, s'intitule "Tableaux parisiens" n'est donc guère surprenant... D'autant plus qu'entre les 2 éditions du recueil faites du vivant de Baudelaire, celle de 1857 et la "nôtre" de 1861, il rencontre Charles Méryon, aquafortiste et qu'un projet de collaboration -qui n'aboutira pas- se met en place. Baudelaire écrit d’ailleurs "Voilà une occasion d'écrire des rêveries [...] sur de belles gravures, les rêveries philosophiques d'un flâneur parisien." Il est n’est donc pas inintéressant de placer notre étude de la ville dans une perspective qui de picturale, devient littéraire et poétique et l’on peut se demander…
I La vision picturale troublée d’une ville industrialisée.
1) Depuis les hauteurs de la ville…
2)… lors d’une nuit sombre et brumeuse…
3)… mais dans les moindres recoins.
II Entre tradition et modernité : un tableau mouvant d’une ville en mutation.
1) Plusieurs plans successifs : comme un film avant l’heure.
2) Par ses personnages qui sont en mouvement.
3) Une ville en pleine mutation.
III Une image ambivalente de la ville par le Poète : du Spleen à l’élévation vers l’Idéal.
1) L’Enfer moderne…
2) Quand l’horreur touche au Sublime
3) L’aspiration à une élévation aux accents quasi-mystiques.
Ccl :
Nous avons vu que l’image de Paris, peinte par Baudelaire avec une grande précision, demeure toutefois ambivalente et contradictoire. Elle devient pourtant porteuse d’un réel lyrisme où tout, même l’Enfer urbain moderne devient aimable et admirable puisqu’il emmène vers de plus hautes sphères.
De plus, même si la poésie a essentiellement une visée autotélique chez Baudelaire, elle résonne ici curieusement comme un cri, comme un hymne d’amour à Paris, sa ville, miroir de son âme de Poète, où pulsion de mort et de vie sont intimement mêlées. On peut remarquer qu’il titrera par ailleurs un de ses ouvrages Le Spleen de Paris. C’est sans doute cet amour qui le fera s’exclamer, dans son projet d’épilogue, au détour d’une antithèse dont il a le secret : « je t’aime, ô capitale infâme ! ».
A suivre, peut-être, demain matin...
(Allez, je retourne retoucher tout cela ! Bis bald !)
22 novembre Juste une idée, comme ça, au passage...Dites, les cocos, si vous transformiez votre force d'opposition en force de proposition, ce serait cool pour tout le monde non ?
20 novembre Ut in omnibus glorificetur Deus...![]() "Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps" nous dit St Paul
Certains choisissent de la proclamer... autrement !
(je dois dire que c'est vraiment pas mal fichu : à quand un site francophone ?)
Hier aux Enfers Hier, vous le savez, la grève sévissait dans la plus pure tradition de la RATP (dont le sigle, qui pourrait être jugé obscur par certains de mes lecteurs provinciaux, signifie avec justesse Rentre Avec Tes Pieds). Un mien excellent ami, dont le principal défaut est de se prendre pour une star du rêve (hélas, personne n'est parfait...) m'hébergeait à Paris intra-muros, ce qui m'évitait les soucis de la SNCF (sigle incertain : Société Nationale de la Connerie Française ? Il m'arrive de m'interroger...).
Restait donc à affronter le métro, ce qui promettait d'être une partie de plaisir puisqu'il s'agissait de la ligne 14 uniquement, prévoyant la fin du trajet pedibus jambus. Hélas ! Eheu -pour rappeler le mot d'ordre des L3 de lettres-, eheu ! La station Châtelet était en partie bloquée ! Et les usagers ont du prendre leur mal en patience pour en sortir... C'est alors que je me trouvais dans ce bourbier infâme que je songeais à ce que nous racontait ma prof d' "héritage antique et littérature moderne" à propos des Enfers. Selon Yourcenar, ce qui représente pour nous le mieux ces Enfers antiques, c'est en effet... le métro !!! Un monde blanc, pâle, blafard, où les gens se croisent sans se parler et sans jamais voir la lumière... Glups, glups, re-glups
Heureusement, je finis par revoir la douce lumière du jour !
18 novembre Scène : divers« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle… »
«Bientôt nous plongerons dans de froides ténèbres ;
« Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver, L'étudiante préparant un oral a cherché refuge près du feu...
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!
17 novembre La guerre la plus dure..."Il faut mener la guerre la plus dure contre soi-même. Il faut arriver à se désarmer.
J'ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais maintenant, je suis désarmé.
Je n'ai plus peur de rien, car l'amour chasse la peur. Je suis désarmé de la volonté d'avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.
J'accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l'on m'en présente de meilleurs, ou plutôt non pas meilleurs, mais bons, j'accepte sans regrets. J'ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.
C'est pourquoi je n'ai plus peur. Quand on n'a plus rien, on n'a plus peur.
Si l'on se désarme, si l'on se dépossède, si l'on s'ouvre au Dieu-Homme, qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible."
Patriarche Athénagoras
... Quand rendrons-nous les armes ?
15 novembre La Sorbonne AIME Molière (et les blocages ?)![]() C'qui est fou, c'est la ressemblance entre les grévistes et monsieur Jourdain :
Ils font des figures de style... sans le savoir ???
arf arf arf
13 novembre Chrétiens, rêvons donc un peu !
"Chrétiens, n'ayons pas peur de rêver ! Le rêve chrétien est grand, magnifique ! Un prêtre dans son sermon ce week-end
Vie Turonensis 2007 : 8 Oui, elle était belle cette église saint Jacques de Châtellerault mais surtout elle renfermait non seulement une reproduction des 4 itinéraires du Camino comme décrits par Aymeric Picaud dans son Codex Calixtinus mais encore une statue de St Jacques pèlerin, source française de l'iconographie jacquaire !!!
![]() J'veux devenir comme luiiii (euh, non pas tout à fait quand même !
Il y avait également une statue de St Roch pèlerin car ce denrier aurait également parcouru le Camino. Après la visite de ce haut-lieu jacquaire, il s'agissait de faire tamponner nos credencials, même s'il ne s'agissait pas du lieu de notre étape, afin de marquer le coup. Par chance, il était juste l'heure d'ouverture du secrétariat du presbytère ! (On notera d'ailleurs le côté très médical de celui-ci : chacun des 4 prêtres dispose de son nombre de coups de sonnette à lui -> assez amusant). Nous y "gagnâmes", après avoir paraphé le livre d'or du lieu, une carte postale et un magnifique tampon sur notre credencial, représentant la statue ! (Gilles, si tu me lis...). Il nous restait encore un certain nombre de kilomètres puisque nous souhaitions gagner Naintré le soir : nous repartîmes donc d'un bon pas, malgré quelques gouttes de pluie qui ne nous ennuyèrent pas longtemps. Une autre rivière fut traversée : la Vienne, et la route se poursuivit... Quelques rencontres sympathiques à signaler... L'une avec des mamies dans un village, toutes contentes de voir passer des pèlerins ! Mais les pieds faisaient mal, les compeed collaient de plus en plus et arrachaient ma peau : glups....
Sur le Chemin, le site archéologique dit "du vieux Poitiers". Le Camino ou l'occaz de se culturer un peu sur notre histoire Enfin, Naintré fut en vue. Un pêcheur qui se trouvait là demanda où nous allions si chargés. Nous lui répondîmes que nous allions loger à l'association "La barque" mais que nous souhaitions d'abord passer à l'église : "ohlalala ! Mes pauvres, mais c'est loin ça ! Montez dans ma camionette, je vous emmène !". Si vous saviez combien il est parfois dur de résister à la tentation.... Surtout quand nous vîmes, enfin que je vis pour être exacte, la ville qui montait, qui montait ! Eheu ! Me miseram ! Mais, réjouissez-vous, nous y parvînmes ! Restait à trouver le logement... Et le prêtre ! Sur les bons conseils de Dunstan, nous savions qu'il fallait s'adresser au père Delumeau mais... mais... il y avait une église certes mais le presbytère ??? Après quelques recherches (grâce aux bonnes jambes de XXC et à l'amabilité des autochtones), nous le dénichâmes non loin mais il n'y avait personne. Alors que nous repartions, nous vîmes une voiture se garer, habitée par un membre irréfutable des "men in black" : trois pèlerins l'accostèrent immédiatent et hop, quelques minutes plus tard, un nouveau tampon ornait notre passeport si particulier ! Et notre logement ? La boîte aux lettres nous indiqua que nous étions arrivés à bon port, voyez plutôt :
Glups ! A SUIVRE... 12 novembre Renaudot 2007 : "Chagrin d'école"Lu le Renaudot 2007, Chagrin d'école de Daniel Pennac (en 24h la semaine dernière, hum...). Curieux ce prix pour un livre qui, en soi, n'est pas un roman. Mais qu'est-ce qu'un roman dans le fond ? Il faudrait aller nous plonger chez Kundera, L'art du roman ou encore chez Sartre, Qu'est-ce que la littérature et chez tant d'autres qui ont tenté de définir cette chose étrange... Paix, là n'est pas notre propos : ce serait celui d'une grande dissertation ou encore d'un essai.
![]() Donc, le prix Renaudot 2007, que "vaut"-il ?
L'auteur nous y narre sa vie mais non pas toute : lui, le cancre et lui, le professeur, confronté aux cancres mais aussi aux autres, à ces êtres mystérieux qui hantèrent sa classe une année et qui habitent désormais les recoins de sa mémoire vive de retraité. Encore un livre sur l'école ! N'y en a-t-il pas assez de ces pourfendeurs du système actuel ? Las, la visée de Pennac est autre : u traité de cancrologie romancé. Quid ? Sur le... cancre ? Eh oui, et le pire, c'est qu'il touche juste le Pennac ! Et pourtant Dieu sait que j'étais loin d'être une cancre (confessons tout de même ici quelques exos de maths bâclés pour aller rejoindre mes chers compagnons, mes livres, compagnons des longues heures de solitude de l'enfant unique ! [P'tit frère et p'tite soeur étant arrivés sur le tard]).
Dans un style simple mais d'une fluidité exemplaire, Pennac égratigne au passage quelques théories générales mais il est loin d'en faire un réquisitoire contre l'école actuelle : son livre fleure bon l'espérance et l'on découvre au fil de sa lecture qu'il s'agit surtout d'un formidable hymne d'amour à la littérature ! On sent que c'est elle qui le fait vibrer, qui l'habite... et c'est là que sa théorie d'enseignement rejoint clairement sa pratique. Et l'on en arrive au dernier chapitre : l'amour. L'Amour ? Qu'est-ce que cela a à voir ? Réponse évidente si vous avez l'habitude de vous occuper de jeunes : tout. Sinon, réponse dans ce livre !
9 novembre Conjuguer Foi et études"Le Saint-Père a souligné que les études sont aussi "une opportunité providentielle d'avancer dans la foi, étant donné qu'une intelligence bien cultivée ouvre le coeur humain à l'écoute de Dieu, mettant en évidence l'importance du discernement et de l'humilité... Aujourd'hui comme hier le disciple du Christ est appelé à aller à contre-courant", à ne pas se laisser influencer par des appels "à la domination ou au succès à tout prix".
Rappelant ensuite qu'il existe parfois dans la société "une course effrénée à l'apparence et à l'avoir plutôt qu'à l'être, et que l'Eglise, maîtresse en humanité, ne cesse d'exhorter la jeunesse à la vigilance, à ne pas craindre de choisir les autres voies qu'indique le Christ".
"Jésus appelle tous ses amis à un mode de vie sobre et solidaire, à des relations affectives sincères et gratuites. Je vous demande -a conclu le Pape à l'attention de ses hôtes- de vous investir sérieusement dans les études en cultivant la responsabilité, l'intérêt et le bien commun. Que vos années estudiantines soient aussi un temps de témoignage évangélique. Dans la réalisation de cette mission, cultivez votre amitié avec le divin Maître et mettez-vous à l'école de Marie, siège de sagesse". Extrait du VIS (=Vatican Informations Service) de ce jour
Et si on prenait de la hauteur ?![]() Est-ce cela qu'on appelle s'élever vers les sommets de la culture ?
(Zabou, sorbonnarde perplexe)
7 novembre Révélations... Ce matin, en me levant, je me disais bien qu'il y avait dans l'air un parfum bizarre... Une brume étrange, qui n'aspirait qu'à se lever... Comme un air d'apocalypse. Oui, c'est le mot. C'est pour cela que je traînais mes savates d'un air soupçonneux en contemplant (de loin, il ne fallait pas qu'il me contamine) mon Suétone abandonné lâchement sur mon bureau : qu'allait-il m'arriver ?
Il y eut un matin, un déjeuner en famille, une mise au travail plus rigoureuse et puis, ce soir, lors de la pause glandouille à laquelle arrive nécessairement le latiniste quand il a plongé trop profondément dans les abysses poussiéreuses de son Gaffiot, le couperet tomba : tout était révélé...
Alors oui,
"Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu" mais quand même !
6 novembre Vous reprendrez bien un p'tit quizz ?"Or, disons-le bien ici, sortir de Paris c'est sortir de la civilisation."
1/ Quel est l'auteur de cette... maxime ?
2/ D'où est-ce tiré ?
3/ (question subsidiaire) Les provinciaux, vous en pensez quoi ? (A part votre envie d'homicide contre ma personne ?)
Indice : De l'art de faire dire autre chose à une phrase hors de son contexte.
-Google interdit-
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