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30 novembre

Le gentilhomme de Dieu

 

                Samedi, 13h. Je venais de manger un morceau, vite fait, le cerveau encore embrumé par cette belle matinée de séminaire XIXémiste où je m’étais encore une fois sentie si ignorante. J’étais seule, perdue dans la foule nombreuse qui se pressait déjà pour les achats de Noël. Songeuse, rêveuse, admiratrice des nuages et de la Seine, je me promenais nez au vent.

 

                Les églises parisiennes se prêtent volontiers au flâneur qui aime venir y re-poser son attention sur plus grand que lui. Alors, parcourant la nef d’un pas décidé, admirant au passage le jeu de lumières des vitraux, je me posai dans une petite chapelle que j’aime bien, sac plein de bouquins et de notes éparses à mes pieds, le regard se fermant alors pour s’ouvrir autrement. Pourquoi, comment, paroles ? Qu’importe, c’est une histoire de cœur à cœur et de logoi à Logos.

 

Alors que je m’acheminais vers la sortie tranquillement, on m’appela. Je me retournai et vis un homme, sale et pouilleux, visiblement très malheureux. Je vins m’asseoir près de lui. Premières paroles rudes, frustres, basses, où le désir d’une chair féminine, qui lui manquait, avait sa place… que je remis à la place qui devait être la sienne, calmement mais fermement. Alors, il se mit à parler, d’une voix d’abord geignarde, hachée, accusant le monde de ses maux, en quelques mots. La malchance, la fatalité, un complot ? La voix devenait de plus en plus assurée, cherchant simplement à dire son désespoir, à l’exprimer dans une parole qu’on lui refusait généralement. Je ne faisais qu’être là et écouter, témoin de ce petit logos qui grandissait, se dilatait et éclatait maintenant en des phrases qui ne s’arrêtaient plus. Touchée, profondément remuée, je lui parlai peu : c’était l’écoute qu’il attendait. Pas un jugement, pas un conseil.

 

                Je lui abandonnai ma main quand nous nous quittâmes. Il y déposa, à ma grande surprise, un baisemain digne du plus parfait gentleman.

 

               Comme si accéder à la Parole permettait de faire grandir son Humanité.

 

Et crie...

 
 

La page blanche, c’est un ring.

Où s’affrontent soi et soi, une plume comme arbitre.

Où le dire ce qu’on veut tente l’asymptote avec le dire ce qu’on peut.

 

Ratures

Parfois même blessures

 

De simples biffures

 

Vers l’Ecriture

 

27 novembre

Retour de flamme

 
Alors que je contemplais les flammes qui doucement s'élevaient en crépitant,
un vieux refrain que je croyais oublié remonta soudain du plus profond de ma mémoire
 
 
Comme un feu, comme une lumière
Comme un feu, de plus en plus fort
Comme un feu, comme une lumière
Fais-moi vivre et renaître encore.
 

Mesrine 1 et 2

 
         
 

          Loin des bêtes polémiques sur l’affiche du second volet (Ils ont imité La Passion de Gibson ! Même pas vrai ! Si ! Nan ! ) qui sont à en bailler, je tiens juste à souligner dans ce film ce qu’il est : un film violent mais excellent. Point de glose inutile non plus sur la moralité / l’amoralité du film. Point de parti-pris tout simplement : un caractère documentaire, un côté bien sûr toujours subjectif et fictionnel inhérent à ce qui se veut « film », le tout servi par d’excellents acteurs. (Puis, je l’avoue, j’ai un faible pour la répartie de Mesrine, mais ne le répétez pas trop).

 

P.S : Ah, sinon, rien à voir mais je viens de découvrir l’écrivain Claude Louis-Combet : c’est vraiment pas mal.

25 novembre

Oh ! Sérieux ?

 
         Ce que je fais quand je vais en bibliothèque ? Eh bien, je travaille sur un auteur sérieux, très sérieux. Parce que c'est "mon" auteur sur lequel porte "mon" sujet (je deviens terriblement possessive depuis que je suis en master, moi : va falloir que je me calme). Et puis d'ailleurs, en littérature, nous sommes toujours très sérieux, c'est bien connu. Pardon, ô mes lecteurs, pour ce texte lu ce jour... mais le pire, c'est qu'il est intéressant même si pas en rapport direct avec mon sujet. Et je suis sérieuse. Comme toujours d'ailleurs.
 
Extrait de BUISINE Alain, Huysmans à fleur de peau, "water closet", p.27-29 :
 
J.-K. H.
 

           Lisant très attentivement le second carnet de voyage de Huysmans, Voyage aux cathédrales rouges, dans lequel il reprend, sous une forme plus élaborée et plus écrite, les notes de son premier carnet prises sur le vif au cours de son périple, je ne peux manquer de m’étonner de son obstination à scrupuleusement relever la présence ou l’absence de « pissotières » et de « chiottes » dans les différentes villes qu’il visite. En résulte une alternance apparemment saugrenue des musées et des water-closets, des églises anciennes et des lieux d’aisance, des élévations mystiques et des besoins naturels. A Strasbourg : « La ville n’abonde pas de pissotières, mais enfin il y en a –une chiotte- ». A Fribourg-en-Brisgau : « Pas un urinoir, dans cette ville ! ». A Mayence, par contre qui est l’une des cités allemandes les mieux pourvues en toilettes : « Chiottes et pissotières partout ici ». Il en va de même à Francfort-sur-le-Main : « Des chiottes et des pissotières par toute la ville ». Mais quel désastre urinaire à Cologne, plus riche en œuvres d’art qu’en vespasiennes ! « ah ! l’immonde ville ! pissotières si rares, qu’il faut revenir pour pisser à la gare ».

 

         A moins de supposer en toute gratuité que mon écrivain est victime de quelconques problèmes d’énurésie ou de colique, je suis bien obligé de m’interroger sur ces rapports inattendus de la miction et de la peinture, de la déjection et de l’esthétique. Il convient alors (même si c’est désastreusement inconvenant, mais pas plus après tout que les répétitives digressions sanitaires de H. lui-même) de souligner une triviale évidence physiologique, à savoir que « pisser » et « chier » consistent très matériellement à évacuer à l’extérieur ce qui est à l’intérieur, autrement dit à se libérer de ce qui encombre et obstrue le corps, le soumet lamentablement à la pesanteur et à l’horreur des matières. S’il se révèle indispensable qu’une vieille ville fort riche en églises romanes et gothiques, en pinacothèques abritant maints panneaux de peintres primitifs, soit également équipée de nombreux et commodes w.c. publics, c’est que dans l’un et l’autre cas il s’agit prioritairement de faire dégorger le corporel, par l’art ou, de façon plus prosaïque, dans les petits édicules prévus à cet effet. C’est aussi évident qu’indécent : la critique d’art huysmansienne fonctionne (sur un mode très littéral et non simplement métaphorique) sur le modèle même de la satisfaction des besoins naturels, quand le corps se vide, s’allège les entrailles. Car la peinture telle que l’analyse et surtout la fantasme l’auteur des Trois Primitifs n’aura d’autre fonction que de soulager le réel. Oserait-on la définir de façon très physiologique comme une défécation par le réel lui-même (dès l’instant où il entre en représentation) de sa propre charge référentielle ? Le réel (se) décharge pour n’être plus que surface peinte.

 

 

P.S : Les anciens jmjistes de 2005 noteront avec intérêt le problème déjà réel des pissotières à Cologne au XIXème siècle. (Ok, ok, je m'auto-sors du blog).

 

24 novembre

Utile dulci

 
inspiratrice (hélas !) de ce fou rire
 
Lors de ma séance de tutorat de ce jour,
une étudiante vient de comprendre un point et s'exclame avec satisfaction :
"Ah, vous, au moins, vous êtes utile"
 
A la grande stupeur de ses "tutorés", Zabou explosa de rire à ces mots en murmurant :
"Je ne pensais pas être tombée si bas !"
 
Comprenne qui pourra Tire la langue
 
23 novembre

"Un de ces petits qui sont les miens" - Christ Roi 2008

 
"Un de ces petits qui sont les miens..."
 
Alors tant de visages me reviennent.
Tant de regards, de sourires ;
Autant d'images ancrées en profondeur
Qui m'accompagnent au quotidien.
Tant...
 
 
 
Moments de diverses micro-missions où l'on n'est que "serviteur inutile".
Oui, tant...
 
 
 
Et pourtant... 
... bien pas assez !
 
Il y a tous ceux que je ne vois pas,
 ou, pire, tous ceux que je ne veux pas voir au quotidien.
Parce qu'ils dérangent mon univers bien douillet ?
 
Et si nombreux ceux-là !
Petits du Seigneur, images du Christ que je ne vois pas !
 
Si la royauté du Christ n'est pas de ce monde,
Il ne revient peut-être qu'à nous de savoir l'initier,
humains à genoux, en apprentissage d'une plus grande humanité, 
apprenant à ouvrir grand leurs yeux fermés.
 
Seigneur, ouvre mon regard.
  
22 novembre

Irréelle réalité ?

 
         Durant la froide saison, la jeune masterante, imitant le comportement de ses glor-i-eux aînés, aime se réfugier dans de belles bibliothèques auxquelles elle a enfin le droit d'accéder, munie de tout son arsenal (attention, c'est un indice) de travail. Découverte passionnée de nouveaux lieux de culture, où l'on apprend peu à peu à se mouvoir, à évoluer.  
 
 
            L'après-midi se passe en de palpitantes découvertes, qui n'intéressent sans doute que la jeune masterante. Qu'importe, elle est contente, même si son dos fait parfois entendre de sinistres craquements et que ses jambes aimeraient éviter l'immobilisme qu'elle leur impose. Elle rit même doucement à un moment particulièrement délicieux de l'ouvrage de sa bibliographie qu'elle "dépouille" méthodiquement (because : you must obey to the master comme dirait une de mes éminentes collègues).
 
            La masterante, outre les notes prises sur son fidèle HP, destrier de l'information stockée, toujours prêt pour les aventures les plus épiques, tient une sorte de carnet de bord de son mémoire. Bordélique au possible, il recense de simples pensées, des ébauches de plan, des questions graves ou légères... bref, un peu de tout mais toujours en lien avec le sujet.  
 
 
                Quand le soir vient, les pensées se font éparses et les liens plus difficiles. L'heure de la relecture éventuelle à la maison devient alors moment de surprise. Ah ? J'ai donc écrit ça ? Mouais...
 
                Ce soir, la question entourée en rouge sur l'image précédente retint particulièrement mon attention. Ahum.
 
 
Ne me cachez rien : est-ce grave ?
 
20 novembre

Moove your body !

 
Mouvement social
 

« Aujourd’hui la bibliothèque sera fermée en raison d’un mouvement social. »

« En raison d’un mouvement social, le trafic sera perturbé toute la journée. »

 

                L’expression « mouvement social » me laisse toujours perplexe. Social venant de socialis, lui-même provenant de socius, compagnon, camarade, allié. Mouvement de société en société donc.

 

                Mais si nous sommes compagnons, si nous sommes alliés, nous appartenons au même corps -surtout si l’on se place dans la perspective de I Cor XII et du corps mystique, car cela va jusque là !- tout mouvement de l’un d’entre nous entraîne mouvement, même infime, du reste du corps. Donc tout mouvement de l'un d'entre nous est déjà mouvement social.

 

                Demain, j’ai donc décidé de provoquer un mouvement social en allant faire cours. Croyez-vous qu’il provoquera autant de perturbations ?

 

Un prof de la Sorbonne, ça a la classe

 
Ou quelques instantanés de ma rude vie de sorbonnarde. En 3 parties. Parce qu'il le faut.
 
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         Hier. Devant l'UFR de langue française (oui, je sais, ce n'est pas un lieu pour moi. C'est un peu comme passer à l'ennemi. C'est mal. Mea culpa), Nico (horrible masterant en langue française et -hélas !- lecteur de ce blogue) et Zabou discutent des conférences du tronc commun en regardant les affiches.
 
- Oui, alors, tu vois, celle du 20 décembre est reportée au jeudi.
- Ah oui ! Et en deux fois en plus ! 13h - 15h, eh bien !
 
A ce moment-là, la porte s'ouvre. [coup de théâtre]
En sort... la conférencière.
 
"Ce que je peux dire, c'est que vous avez le droit d'assister à ces conférences au moins : vous savez lire."
Et elle s'éloigne dans le couloir brumeux en riant.
 
Réaction de Nico :
"Je rêve ou elle nous a cassés là ?"
 
Moralité : un prof de la Sorbonne, ça sait tout faire, même taquiner d'innocents étudiants.
Wouahou !
 
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            Cours sur "La production littéraire à la Renaissance". Le prof parle des différences de tirage entre cette époque et la nôtre. Extrait.  
 
"Oh, je ne sais pas si vous avez remarqué mais je me charge avec D.A. de l'édition de l'oeuvre ***Trucmuche*** qui paraît de façon hebdomadaire avec le journal ***Trucmachin***.
20 000 exemplaires s'écoulent chaque semaine
Nous sommes contents...
 
... Pour une fois qu'un universitaire vend ses bouquins ! "
 
Et même l'auto-ironie !!!
 
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             Grec moderne III, 3ème heure de cours d'affilée et quelques minutes de supplément.
 
"1919, fondation de l'Institut Néo-hellénique de la Sorbonne.
C'est d'ici, oui, d'ici qu'est parti le renouveau des études néo-helléniques !
Et le travail sur le démotique !!!
D'ici même, de cette salle qui ressemble à un musée dépeuplé ! Ces savants travaillaient là !
Vous rendez-vous compte ???"
 
Et de s'enflammer pour des choses qui laissent de marbre le commun des mortels.
 
 
Mais de ce dernier point, nous n'en doutions point car nous sommes des êtres pareils en devenir.
Hélas pour notre entourage ?
 
19 novembre

Mon blog devient hot

 

               Depuis ma décision incroyable de poster ici une citation de Jean-Pierre Richard -auteur hautement compromettant pour les jeunes cervelles en dessous de 18 ans, vous en conviendrez- un afflux massif de visiteurs en provenance directe du plus célèbre des moteurs de recherche se crée par ces mots « blog érotique », me questionnant plus profondément chaque fois…

 

                … quelle est la tête de ces internautes quand ils tombent sur mon blog ? Mes outils de stat ne me donnent hélas pas encore accès à leur webcam et il m’arrive de le regretter.

 

                Travaillant actuellement pour un cours sur La Fable mystique de Michel de Certeau, l’extrait ouvrant la conclusion de l’ouvrage m’a semblé pertinent car Beau  et permettant de donner une fois de plus du grain à moudre à mes multiples visiteurs en quête d’Eros (transgressif ? Qu’ils prennent garde à Anteros ceci étant !)

 

Ouverture à une poétique du corps

 

L'Abandon, Camille Claudel

 

 

Très haut amour, s’il se peut que je meure

Sans avoir su d’où je vous possédais,

En quel soleil était votre demeure

En quel passé votre temps, en quelle heure

Je vous aimais.

 

Très haut amour qui passez la mémoire

Feu sans foyer dont j’ai fait tout mon jour,

En quel destin vous traciez mon histoire,

En quel sommeil se voyait votre gloire,

Ô mon séjour…

 

Quand je serai pour moi-même perdue

Et divisée à l’abîme infini,

Infiniment, quand je serai rompue,

Quand le présent dont je suis revêtue

Aura trahi,

 

Par l’univers en mille corps brisée,

De mille instants non rassemblés encor,

De cendre aux cieux jusqu’au néant vannée,

Vous referez pour une étrange année

Un seul trésor.

 

Vous referez mon nom et mon image

De mille corps emportés par le jour,

Vive unité sans nom et sans visage,

Cœur de l’esprit, ô centre du mirage

Très haut amour.

 

Catherine Pozzi.

 

18 novembre

Illumination !

 
Nouveau fond d'écran pour les ordinateurs de la bibliothèque de l'UFR de latin
 
16 novembre

Le miracle du jour (16 nov. 2008)

 
"Si vous n'avez pas de voiture, si vous habitez loin et ne savez donc pas comment rentrer chez vous mercredi soir tard, venez me le dire au début de la conférence.
 
Je lancerai un déchirant appel pour obtenir des voitures...
 
... et il y en aura."
 
Père D. C.
star du miracle par anticipation
 
(J'en profite pour rappeler, si cela intéresse quelqu'un, la conférence sur St Paul du père Marc Rastouin, s.j., mercredi soir à la paroisse Ste Marie des Vallées de Colombes)
 
15 novembre

Sic transit gloria mundi

 

            Ce soir est le soir du coup de gueule. Oui, c’est ainsi. Pour une expression qui résume beaucoup de choses : masterisation des concours de l’enseignement. Elle ne veut rien dire, est un affreux néologisme, mais se ramifie et se perd en des myriades de conséquences, auxquelles on ne songe même pas encore toutes.

 

            Je ne saurais en parler avec autant de talent que Marc Hersant, dont je vous invite à lire sur Fabula l’excellent article intitulé :« Le ministère de l’ignorance nationale ». Tout y est dit, ou presque. Et ce presque me tient également à cœur : il s’agit de passion. La littérature, pourquoi faire ? Je repense à l’ouvrage d’Antoine Compagnon -sa leçon inaugurale au collège de France-, je repense à ces quelques mots de Roland Barthes : « La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer. »

 

Une passion. De celles qui poussent à faire des choses inconvenables, inconvenantes. De celles qui tombent volontiers dans le domaine religieux, quand elles s’accompagnent d’une quête métaphysique vitale. Et là, c’est à Bloy que je pense :

 

« La désuète et poussiéreuse idée d’une Vocation irrésistible n’est pas accueillie sous la coupole surbaissée de son [leur] crâne où ne peuvent être admises que des pensées rampantes et similitudinaires. »

 

            J’ai encore un peu de temps avant d’entrer, si Dieu veut, dans la [qui-se-veut] Bien pensante Congrégation des professeurs, alors je profite de ce temps de répit pour critiquer avant que je ne sois pistée et censurée, comme on nous le promet par là et bien que je sois vacataire de cette même fonction publique. Oui, l’an prochain, je ferai, ne vous en déplaise, un master II recherche et, quoique cela soit peu élégant dans la bouche d’une demoiselle, Messieurs du ministère, je vous emmerde.

 

14 novembre

De l'usage d'internet dans la communication familiale

 
De l'usage d'internet pour une bonne communication familiale ou un peu de légèreté en ce bas monde.
 
Zabou allume HP.
La fenêtre msn s'ouvre.
Là, horreur, que voit-elle ? Le pseudonyme de sa soeur, ainsi intitulé :
 
 
Je ne pouvais que bondir devant cela, vous en conviendrez.
Je lui signalai donc sa faute, la suppliant de mettre fin à ce supplice pour mes yeux de lettrée.
Sa réponse, en direct de la casa PdLG :

M@rie dit :

^^

Zabou dit :

T'as des oreilles de chat ?

M@rie dit :

Tu nas pas le droit de me faire des leçons de grammaire alors

Zabou dit :

Et pourquoi pas ?

M@rie dit :

que je suis a 10m de toi!

13 novembre

Lâche tes comm' !

 

 

Voilà quelques temps que j’entends le reproche quasi-incessant de l’inaccessibilité de mon blog à ceux qui auraient résisté à la facilité microsoftienne. « Impossible d’y dire quelque chose sur ton blogue ! » Et vous voilà condamnés au mutisme chers amis ! A me lire sans récriminer, sans vitupérer et même, sans m’encenser (je sais bien que ce dernier point est le plus difficile à vivre pour vous, rassurez-vous, je compatis follement, un peu).

 

Un jour, dans ma bonté bien connue, je décidai toutefois de tendre l’oreille et de prêter attention à ces revendications. Je poussai même le vice jusqu’à les écouter. Que faire ?

 

Oui, il y avait bien une Voie : créer une adresse mail de blog, donc différente de mon mail privé, pour les éventuels commentateurs qui souhaiteraient se délivrer des tourments de leur clavier. C’est désormais chose faite. Il ne vous rester plus qu’à indiquer comme sujet le nom du billet, à écrire le commentaire à la place d’un mail (sans vous embarrasser de formulations empesées, n’est-ce pas ? Imaginez que vous commentez ! Bon, je prends toujours les délicates bises ceci étant), et à le signer du pseudonyme que vous souhaitez voir apparaître.

 

Mais où ? A une adresse fort originale, que je vous laisse découvrir ci-dessous :

 

zabou-the-terrible : facile, le nom du blog !

: il paraît que c’est obligatoire.

hotmail : ayant fauté une fois déjà avec microsoft, j’ai décidé de me rattraper en lui restant fidèle.

: un point, c’est tout.

fr : scoop, j’habite en France et suis francophone.

 

Le lien direct prendra prochainement place dans l’une des colonnes de mon blog mais je n’ai encore pas encore choisi l’emplacement car, auparavant, il convient de prendre les auspices : normal.

 

12 novembre

Ca ne va pas du tout

 
 
Non, ça ne va pas du tout !
Je suis allée faire ma carte "recherche" à la BNF ce jour.
Et, oui, je suis outrée :
j'ai une tête d'ourse pixelisée là-dessus !
 
11 novembre

Bol d'air

 
Vertigineuses pensées...
 
pour cerveau éreinté
 
= Zabou reboostée.
 
Au travail !
10 novembre

L'encouragement du jour (10 nov. 2008)

 
"Mais la recherche, c'est ça !!! On patauge, on patauge ! On n'y arrive jamais du premier coup ! Sinon, la recherche ça ne servirait à rien si on avait déjà trouvé !

Donc il est normal que vous pataugiez !"

P.G.
Merci M'sieur ! Clin d'oeil