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29 avril

Y a de ces jours quand même !

 
 NoteAlléluia, alléluia Note
 
Heureux qui entend la voix du Seigneur, et lui ouvre sa porte :
il a trouvé son bonheur et sa joie.
 
 NoteAlléluia. Note
 
Parce qu'aujourd'hui fut une action de grâce ! Sourire
 

Je Te cherche

 
Il y a des textes dont la relecture ne ternit pas, jamais, l'incroyable fraîcheur. Parce qu'ils sont vrais, parce qu'ils parlent au-delà -bien au-delà !- de nos yeux, de nos oreilles, de notre intelligence même... mais bien à ce truc bizarre qu'on a au fond de soi, un coeur, ce bidule dont on ne comprend pas toujours le fonctionnement mais qui bat fort, poum-tac, poum-tac sans cesse, si fort.
 
 
Je te cherche en toute chose, ô mon Dieu.
Je sais que tu n'es rien de ce qui est ;
mais tout ce qui est me parle de toi.
 
C'est ta face, ô mon Dieu, que je cherche
Dans les visages façonnés à ton image
et jusqu'au fond de moi qui suis ta ressemblance.
 
C'est ta voix, ô mon Dieu, que je cherche,
Quand je prête l'oreille à ce qui parle en moi
et qui me dit d'aller au désert sans parole.
 
C'est ta grâce, ô mon Dieu, que je cherche,
même à travers tant de péchés inévités,
quand le coeur se déplie au geste du pardon.
 
C'est ton jour, ô mon Dieu, que je cherche,
en marchant sous ta nuit porteuse de lumière,
en aceptant ma mort pour accepter de naître.
 
C'est ta joie, ô mon Dieu, que je cherche,
quand j'ose consentir à la vie que tu donnes,
quand je me laisse aimer comme ton propre Fils.
 
C'est ta paix, ô mon Dieu, que je cherche,
La paix que tu es seul à pouvoir mettre au monde,
Toi qui es avec nous au plus fort du combat.
 
C'est toi-même, ô mon Dieu, que je cherche,
En tout ce que tu fais exister par amour,
En tout ce qui arrive et par quoi tu nous viens.
 
C'est ta gloire, ô mon Dieu, que je cherche !
Fais-moi porter du fruit dans le corps de ton Verbe,
et demeurer en Lui au rang de serviteur.
 
Je te cherche en tout chose.
 
Didier Rimaud, s.j.
 
28 avril

Sacré Diderot, va !

 
« Les hommes sont tous amis au sortir du spectacle. Ils ont haï le vice, aimé la vertu, pleuré de concert, développé les uns à côté des autres ce qu’il y a de bon et de juste dans le cœur humain. Ils se sont trouvés bien meilleurs qu’ils ne croyaient : ils s’embrasseraient très volontiers »
 
Denis Diderot, Correspondance littéraire, t. IV.
 
Copains ? Copains !
 
26 avril

Compte rendu de lecture

 

Compte rendu de lecture :

 

Tarzan : une lecture métaphorique de la relation étudiant – directeur de mémoire en master 1 de Lettres Modernes

 

 

Voir ici l'article de Melle Maggy J., dite ESU dont il sera question dans ce compte rendu.

 

Mademoiselle ESU nous offre là un bel ouvrage, dénotant sans nul doute un intérêt brûlant dans l'affaire (on rappellera qu'elle-même effectue actuellement un travail de recherche en master 1 de littérature comparée sous la direction de, de... euh, son nom m'échappe). La démarche est claire, on suit bien sa pensée même si quelques détails nous échappent parfois à cause du mode souvent allusif de l'auteur : nous comprenons qu'elle ne souhaite attirer sur son dos les foudres Mâgistrâles mais il faut être conséquent avec le sérieux d'une étude universitaire, vouée certainement au plus grand avenir.

 

Son choix est d'aller à contre-courant des Normes Lettreuses avec une étude proposant une structure binaire (bouh !), choix surprenant mais porté par une allégresse formidable de la plume et l'on adhère, quand même. (Bon, je dis ça pour pas qu'elle m'agresse en fait).

 

Argumenté, son propos est éclairant mais nous ne pouvons nier le caractère de parti-pris et d'absence de sources précises pour certains de vos propos : que vous apprend donc votre directeur, mademoiselle ? Où sont les notes de bas de page ? Et la bibliographie ? Et les petites cap'... Et les petites majuscules ? Concernant le parti-pris, pourquoi ces deux cas visiblement choisis aux antipodes ? 

 

Pourtant, il suffit d'écouter... et l'on se sent entraîné dans la folle ronde propre aux masterants : folie, désespoir, folie, enthousiasme, folie, rage, folie. C'est tragique mais tellement sublime !

 

Je dois arrêter là ce maigre compte rendu car "La préparation du mémoire représente la partie essentielle du travail dans l’année de master ; c’est aussi la spécificité de l’initiation à la recherche." (Maison des Fous) et autre chose mobilise donc mon esprit de jeune masterante sinon vais me faire tancer par mon directeur.

   

Mais, surtout, souvenez-vous de TOUT lire métaphoriquement.

Et vice et versa.

 

25 avril

Vol de nuit

 

Il est bien tard, plus de minuit,

J’ai tout coupé, tout éteint.

Plus de musique, plus de bruit superfétatoire.

Pas un passant, personne à la maison :

Je suis seule, dans le silence.

 

J’écoute ce silence, l'oreille aux aguets,

Et c’est juste très beau.

Respirations silencieuses d’un monde qui sommeille,

Au rythme calme des poitrines apaisées.

 

Une dernière oreille tendue…

Je m’en vais, dans la paix, les rejoindre.

 

24 avril

Ô Mémoire, mon beau mémoire...

  
Granhun
Impression d'une impression.
 
La suite viendra.
 
22 avril

Violence d'une plume aimée

 
Il est des auteurs qui sont vivifiants par leur vitupérante faconde. De temps à autre infréquentables, ils sont pourtant d'une puissance magistrale et, si parfois on les trouve too much, on ne peut s'empêcher de les admirer, malgré tout.
 

Léon Bloy, Introduction du Pal.

 

4 mars 1885

 

         J’ai longtemps cherché le moyen de me rendre insupportable à mes contemporains.

 

         Il serait tout à fait puéril de raconter les absurdes et impraticables desseins que ce désir m’a successivement inspirés.

 

         Notre époque de faiseurs d’affaires et de cabots dans tous les genres est tellement abjecte, que rien, je crois, - sinon la fuite ailée de Mercure ou l’indifférence du spectateur, - n’est presque plus capable de toucher personne.

 

         L’âme humaine oxydée d’argent, intoxiquée de littérature et de politique, avachie, défoncée par tous les chiens errants de l’histrionisme, est en chemin de trépasser dans une sorte de paix ignoble et épouvantable.

 

         On ne s’indigne plus et on ne proteste plus. Le ferment d’aucune grande idée ne soulève plus le fumier moderne. On est fixé dans l’inscrutable sérénité de l’ignominie absolue, et le derrière humain, désormais impassible, est devenu semblable à un immense Maelström pour coups de bottes.

 
 
NdZabou : Le Pal est un journal pamphlétaire créé par Bloy qui ne connaîtra que quelques numéros par manque de financement.
 

Salle d'attente

 

Une grande clinique parisienne, département radiologie.

Je m’assieds, prends mon livre, lis quelques lignes, le repose et lève les yeux : beaucoup de monde, un superbe échantillon de la plus belle des humanités. Je souris et contemple ce qui s’offre à mes yeux.

 

Tous marqués par l’attente, cela se voit, cela se sent.

 

Il y a là la celle au ventre arrondi attendant son échographie, joyeuse, heureuse : même silencieuse, sa joie de future mère transpire par tous les pores de sa peau. Doublement vigilante dans l’attente, elle fait plaisir à voir par le rayon de soleil qu’elle offre en ce lieu étrange.

 

Etrange, oui, sordide aussi, parce qu’il y a aussi là des tristes, des blessés qui n’arrivent pas à être tranquilles. Ils ont sans doute leurs raisons d’être inquiets de ce qui n’est qu’un banal examen, au pire faisant « mal-mais-pas-trop ». Là, c’est leur anxiété qu’ils ne parviennent pas à cacher, trahissant une peur contagieuse qui a plus que droit de cité dans l’endroit.

 

Enfin, il y a là une petite fille, jouant à la DS, s’éclatant un max sur Mario, je pense, vu le bruit. Elle n’est pas seule : à côté, il y son papa. Il se ronge les poings, se faisant un sang d’encre. Il y a là une souffrance dont je ne connais pas la source mais elle n’est que trop visible dans cet amour paternel. Il est comme un lion à qui l’on aurait passé une camisole, n’osant rugir son chagrin à la face du monde. Je ne sais pourquoi mais j’avais envie de pleurer en les regardant. Et non pas parce que Barbey a dit, un jour, que les pleurs étaient faits pour orner les yeux de la femme mais parce que la scène était douce, touchante mais sombre par les gros nuages gris qui s’accumulaient au-dessus de leurs deux têtes si belles. A en chialer comme une gosse, rageuse de son impuissance.

 

Quelques autres personnes étaient là, trop perdues dans leur lecture pour que j’arrive à savoir quelque chose d’elles : peut-être blasées ? Mais, elles aussi, elles attendent. Tous, on attend d’être appelés par notre nom.

 

Et moi ? Moi, je viens ici pour continuer à apprendre mon humanité, section confiance, leçon « j’apprends à être blessée ». A accepter de me dessaisir de la maîtrise d’une partie de mon quotidien. A accepter que mon pas si sûr de lui –paraît-il !- cède la place à un pas boiteux, hésitant, paresseux… même souffrant, en fait, disons-le clairement. Les escaliers deviennent autant d’épreuves mais il importe peu : ce que je ne puis oublier, c’est cette salle d’attente.

 

Pour moi, ce sera une affaire de jours, pour certains d’entre eux, non.

 

C’est avec ces images, ces humains, que je prie ce soir. C’est avec mon corps endolori, aussi, comme une sorte de communion. Pour eux, pour tous ces blessés de la terre, peuple de Blessés, d’Ecorchés, de Souffrants ! Une face du Visage du Christ que l’on n’aime pas voir, que l’on préfère cacher, camoufler sous de stupides oripeaux parce qu’elle fait peur, que c’est plus confortable ainsi alors qu’elle est autant Christ que les autres ! Christ Amour qui ne l’a pas dédaignée !

 

Christ aimant, donc Christ souffrant qui nous rejoint encore -aujourd'hui, à chaque instant !- dans cette énigme sans fin qui a pour nom souffrance.

 

21 avril

Marcher dans la campagne en Temps Pascal

 

Marcher dans la campagne en temps pascal, seule, nez au vent

 
 

Parce qu’il y a eu des croix, parce qu’il y en aura, mais aussi parce qu’il y en a eu Une avant tout cela. Une qui a montré le chemin, un Passage, des obscurités profondes à la Lumière, pour, toutes, les transfigurer.

 
 

Parce que la vie nous donne parfois l’impression de tourner comme des girouettes dans la toumente, soumis à des vents contraires au lieu de nous laisser simplement mener par le Souffle, dans la bise légère

 
 
Parce qu’à travers les flous, les moments sombres, les carrefours indécis, les poutres qui nous dérobent la vue, il y a toujours quelque chose de lumineux qui transparaît

 

Comme une envie de clamer un merci aux teintes d’un aventureux je t’aime,

Pour que grandisse ce qui doit grandir.

 

20 avril

Huysmans et l'humour noir

 
De nombreuses personnes reprochent à Huysmans la tonalité sombre de son oeuvre et me prennent pour une frappadingue quand j'affirme naïvement que Huysmans me fait beaucoup rire. Ce petit texte d'André Breton leur fera peut-être comprendre pourquoi parfois, en lisant, tout simplement, tout humblement, j'exulte !
 

          « Par l’excès des couleurs sombres de sa peinture, par l’atteinte et le dépassement d’un certain point critique dans les situations désolantes, par la préfiguration minutieuse, aigüe, des déboires qu’entraîne à ses yeux, dans l’alternative la plus banale, toute espèce d’opinion, [Huysmans] parvient à ce résultat paradoxal de libérer en nous le principe de plaisir.

 

Les réalités extérieures présentées systématiquement sous leur angle le plus mesquin, le plus agressif, le plus blessant exigent du lecteur […] une réparation constante de l’énergie vitale, minée par l’accumulation des tracas quotidiens qu’on lui rend tout à coup sensibles. […] Il paraît renoncer pour lui-même au bénéfice du plaisir humoristique et […] nous pouvons croire que ce bénéfice nous est exclusivement réservé, l’auteur ne se départant pas d’une attitude accablée qui nous donne à chaque instant l’illusion de prendre sur lui l’avantage. Il y a ici d’une intention délibérée, d’une méthode thérapeutique réfléchie, d’une ruse destinée à nous  faire surmonter sa propre misère. »

 

André Breton, Anthologie de l'humour noir

 

Sortie de messe (19/04/2009)

 
Entendu à la sortie de la messe :
 
- Ah Zabou ! On aime quand tu lis parce qu'avec toi, au moins, on ne s'endort pas ! Tu parles convaincue, avec tout ton corps !
 
- Je suis même sûre que tu as ton fan-club de personnes âgées car tu es la seule qu'ils entendent !
 
 
Hum, comment dois-je le prendre ?
Yeux roulants
 
P.S. : Tu as fait du théâtre ? Non, j'veux être prof, un autre genre de théâtre.
 
18 avril

Hier midi

 

Hier midi donc (oui, je répète le titre parce que certains ne suivaient pas, ne dites pas le contraire, je vous ai vus), mes grands-parents m’ont invitée au resto alors que nous rentrions de Normandie.  Je suis sûre que vous êtes heureux de l’apprendre.

 

Le problème actuel de la Zabou, c’est que, ô surprise, vous ne vous en seriez pas doutés à la lecture de ce blogue, elle est actuellement passée en mode « rédaction de mémoire », un mode qui ne s’enclenche pas automatiquement mais délicat à passer sur « off » une fois que le cran est passé. Ce qui ne veut pas dire que ça rédige beaucoup mais que ça pense, un peu, ou parfois pas du tout, là-haut. En tout cas, ce qui est clair, c’est que l’intellect est à l’ouest. Alors, quand il l’était déjà un peu initialement…

 

Bref. Il y avait du monde, plein de monde. Et Zabou, seule, commença à avoir une terrible envie de rigoler, à la stupeur de ses grands-parents -gens comme il faut, pas de bruit, pas de désordre, insupportable d’avoir une terrible petite-fille !-, et à avoir une démangeaison insupportable. Il me fallait dégainer mon exemplaire d’À vau-l’eau pour déclamer ces quelques lignes :

 

Et M. Martinet s’arrêta sur le palier, devant une porte à tambour vert. Là sonnaient de grands bruits d’assiettes sur un bourdonnement ininterrompu de voix ; puis la porte s’ouvrit et, en même temps qu’un violent hourvari, des gens en chapeau se précipitèrent dans l’escalier et ! battant la rampe avec leurs cannes.

M. Folantin et son camarade se garèrent, puis ils poussèrent à leur tour la porte et s’introduisirent dans une salle de billard. M. Folantin, pris à la gorge, recula. Cette pièce était noyée dans une épaisse fumée de tabac, traversée par des coups de queues ; M. Martinet entraîna son invité dans une autre pièce, où la buée était peut-être plus intense encore, et çà et là, dans des chants de pipes bouchées, dans des écroulements de dominos, dans des éclats de rire, des corps passaient presque invisibles, devinés seulement par le déplacement de vapeur qu’ils opéraient. M. Folantin resta là, aliuri, cherchant à tâtons une chaise.

M. Martinet l’avait quitté. Vaguement, dans un nuage, M. Folantin l’aperçut, sortant d’une porte. Il faut attendre un peu, dit M. Martinet, toutes les tables sont pleines ; oh, ce ne sera pas long !

Une demi-heure s’écoula. M. Folantin eût donné bien des choses pour n’avoir jamais mis le pied dans cet estaminet, où l’on pouvait fumer, mais où l’on ne se nourrissait pas. De temps à autre, M. Martinet s’échappait et allait s’assurer que les sièges étaient toujours occupés. Il y a deux messieurs qui en sont au fromage, dit-il d’un air satisfait, j’ai retenu leurs places.

Une autre demi-heure s’écoula. M. Folantin se demanda s’il ne ferait pas bien de se diriger vers l’escalier tandis que son compagnon guettait les tables. Enfin, M. Martinet revint, lui annonça le départ des deux fromages et ils pénétrèrent dans une troisième pièce où ils s’assirent, serrés comme des harengs dans une caque.

Sur la nappe tiède, dans les éclaboussures de sauce, dans les mies de pain, on leur jeta des assiettes, et l’on servit un bœuf coriace et résistant, des légumes fades, un rosbif dont les chairs élastiques pliaient sous le couteau, une salade et du dessert. Cette salle rappela à M. Folantin le réfectoire d’une pension, mais d’une pension mal tenue, où on laisse brailler à table. Il n’y manquait vraiment que les timbales au fond rougi par l’abondance, et l’assiette retournée pour étaler sur une place moins sale les pruneaux ou les confitures.

Certes, la pâture et le vin étaient misérables, mais ce qui était plus misérable que la piâture et plus misérable que le vin, c’était la compagnie au milieu de laquelle on mâchait ; c’étaient les maigres servantes qui apportaient les plats, des femmes sèches, aux traits accentués et sévères, aux yeux hostiles. Une complète impuissance vous venait, en les regardant ; on se sentait surveillé et l’on mangeait, découragé, avec ménagement, n’osant laisser les tirants et les peaux, de peur d’une semonce, appréhendant de reprendre d’un plat, sous ces yeux qui jaugeaient votre faim et vous la refoulaient au fond du ventre.

 

Bon, je n’ai pas lu à voix haute mais ricanais consciencieusement : le mémoire nuit gravement à la santé. Finalement, cela a tardé mais je peux vous le dire : j’ai bien mangé.

Passons aux aveux

 
Avec quelques jours de retard dus à cette connexion normande pas vraiment performante.
 
 
J'ai essayé de le semer.
Mais "Il" m'a retrouvée...
 
16 avril

Par tous les sens !

 

 

« Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant.

 

Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie, il cherche en lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! – Car il arrive à l’inconnue ! »

 

In « Lettre du voyant », c-à-d  Lettre d’Arthur Rimbaud à Paul Demeny du 15 mai 1871.

 

15 avril

100ème ndbdp !

 
Pour fêter ma 100ème note de bas de page (eh oui, m'sieurs-dames, j'en suis réduite à ça...), un texte qui me fait vraiment rire issu d'un groupe Facebook.
 
A brief guide to scientific literature:

- It has long been known == I haven’t bothered to check the references.
-It is known == I believe.
-It is believed == I think.
-It is generally believed == My colleagues and I think.
-There has been some discussion == Nobody agrees with me.
-It can be shown == Take my word for it.
-It is proven == It agrees with something mathematical.
-Of great theoretical importance == I find it interesting.
-Of great practical importance == This justifies my employment.
-Of great historical importance == This ought to make me famous.
-Some samples were chosen for study == The others didn't make sense.
-Typical results are shown == The best results are shown.
-Correct within order of magnitude == Wrong.
-The values were obtained empirically == The values were obtained by accident.
-The results are inconclusive == The results seem to disprove my hypothesis.
-Additional work is required == Someone else can work on the details.
-It might be argued that == I have a good answer to this objection.


Ah ah ah !
Comment ça ?
Je vais pas bien ?
Vous croyez ?
 
Bon, je viens d'apprendre ce qu'étaient des "scabieuses" et des "poutargues de mulets".
C'est cool en fait de faire un master 1 de littérature : ça change la vie !
 

Chant des partisans

 
Qu'importe si ces vers ne sont pas spécialement bons, ou originaux ?
Qu'importe si la mélodie les accompagnant n'est que lancinante ?
Ils ont permis à un peuple de se battre au même rythme, avec coeur, alors, aujourd'hui, hommage.
 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

Ohé ! Partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.

Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. […]

 

Ici, nous, vois-tu,

Nous on marche et nous on tue

Nous on crève…

 

Ici chacun sait

Ce qu’il veut, ce qu’il fait

Quand il passe.

Ami, si tu tombes,

Un ami sorti de l’ombre

A ta place […]

 

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on qu’enchaîne ?

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

 

Maurice Druon, Joseph Kessel et Anna Marly.

- RIP M. Druon –

 

14 avril

Printemps du cerveau ?

 

Bureau posé en plein milieu de la verte pelouse

-Oh simple table sur laquelle trônent pc, stylo et bouquins huysmansiens !-

Soleil au zénith, oiseaux qui chantent leur joie par trilles splendides

Non mais sérieusement, vous voulez que je travaille ?

 

Et puis, après un bon repas…

Ah non…. Bonne sieste !

 

13 avril

Officiellement à tous

 
Il est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !
 
Joyeuses Pâques à tous !
 
... depuis la Normandie..
.. au coin du feu....
... y fait pas très beau comme toujours...
... la clé 3G n'est pas gégé...
... j'avance pas (je ne dirai pas quoi : mot interdit)...
 
Mais c'est Pâques
ET
les vacances !
Clin d'oeil
 
A bintôt !
 
12 avril

Nuit de Pâques 2009 : Surrexit Christus, alléluia !

 
Vigile Pascale 1998. Parce que.
 

Le feu, la flamme nouvelle, le vent…

Tout se répand, passe de l’un à l’autre

Et la lumière, petit à petit, grandit.

 

On chuchote : Lumen Christi ?

Et les voix montent, s’élèvent…

Ecoutent l’Exultet :

 

« Qu'exulte de joie dans le ciel la multitude des anges ! Chantez, serviteurs de Dieu, et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi ! »

 

Oh… c’est donc valable pour nous aussi ?

 

« Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d'une lumière éclatante, car il t'a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit ! […]Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange, Dieu invisible, Père tout puissant, et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur. »

 

Oui, qu’exulte de joie la terre entière !

Nous réécoutons la longue histoire du Salut, des premiers temps à la venue du Christ. Comme nos Pères, nous suivons la marche des Hébreux et traversons, pour aller plus loin.

 

Et dans la foulée, nous ne savons plus chanter, nous ne savons plus que reprendre le chant des anges à Noël : Gloria. Gloria in excelsis Deo ! Et les cloches, revenues, sonnent, chantent et tintinnabulent jusqu’à plus soif leur joie.

 

La Joie est à son comble quand nous entonnons ce chant contenu en nos coeurs depuis 40 jours, cet Alléluia que j’aime tant chanter. Il explose dans l’allégresse pour fêter cette bonne nouvelle : le Christ est ressuscité !  Alléluia !

 

Baptêmes. Premières communions. Après le feu, l’eau. Des sourires, quelques larmes. Après la parole, le pain. La joie dans les cœurs.

 

Je suis rentrée, seule, à travers les sombres rues de ma banlieue.

J’avais envie de réveiller ces gens qui dormaient pour leur dire ma joie.

Je me suis contentée de rentrer en chantonnant à voix basse.

 

Le sourire aux lèvres, il ne restait plus qu’à prier encore :

 

« Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint, le sacrifice du soir de cette flamme que l'Eglise t'offre par nos mains ; permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit et qu'il joigne sa clarté à celle des étoiles. Qu'il brûle encore quand ce lèvera l'astre du matin, celui qui ne connaît pas de couchant, le Christ ressuscité revenu des enfers, qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix. Garde ton peuple, nous t'en prions, ô notre Père, dans la joie de ces fêtes pascales.»

 

En route, désormais, sur les pas du Ressuscité !

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, ALLELUIA !

 
11 avril

+ Samedi Saint

 
                                
              +                
                                
 
Chut, silence, ténèbres.
 
Je me suis aperçue d'une chose.
Ce matin, pour me vêtir, j'ai attrapé un blanc chemisier, et, pour avoir chaud alors que j'écrivais quelques phrases sur "l'hybridité ou l'esthétique du mélange" (sous-sous-partie de mémoire pour les intéressés), récupéré une polaire noire.
 
Noir sur blanc. Ou blanc sous le noir.
Acte liturgique ?
Déjà, le blanc perce à travers les noires ténèbres...
 
Cette nuit sera celle de la Lumière et de la Joie.