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Diversité et eclectisme
Zabou the terrible |
October 06 Cri du coeur ? Tandis qu'il leur reste une semaine de vacances, les neo-masterants sorbonnards 2008-2009 commencent le labeur qui les accaparera toute l'année : leur mémoire sur leur sujet (rajoutez un coeur possessif, catégorie grammaticale qui leur est propre, vous y serez). Bien loin de la rédaction, ou même d'un éventuel plan -et lorsqu'il ne traînent pas désemparés dans les couloirs antiques de leur fac adulée (Eheu ! O tempora ! O mores ! Quand reprendront donc les cours ?)- ils méditent gravement, cherchent et compulsent avidement de savants ouvrages bibliographiques. Ces derniers les envoient vers d'autres mines de connaissances, ouvrages critiques, revues aux noms étanges et même actes de colloque. Colloque ? Ce nom retentit. Il fait envie au jeune masterant, il le fait même rêvasser à des journées entières qu'il pourrait passer assis à prendre des notes et surtout à écouter ses maîtres vénérés en pliant des grues... Aaaah...
Mais enfin, non, le neo-masterant est encore jeune et doit prendre encore de la bouteille pour y parvenir (comme le notait hier Chapot'pot' d'ailleurs, dans son sermon en ces mots : "Le Seigneur donnera sa vigne aux paï(y)ens"). Pour cela, il doit se nourrir de ces actes et créer des liens avec son ouvrage étudié (l'étude de moeurs viendra plus tard mais votre sagacité aura dès à présent remarqué le haut degré de possessivité du neo-masterant). Alors, exhibant fièrement sa carte de bibliothèque au code-barres rutilant, il emprunte l'ouvrage et commence à l'éplucher méthodiquement. Il note, annote ce qui dénote et son nom devient alors connoté de studiosité.
Ses illustres prédécesseurs ont parfois jugé bon de se servir de l'ouvrage comme support de leurs propres notes et c'est sans y penser qu'il les parcourt, prophétie possible de son propre destin. Certaines semblent refléter l'état de l'âme du vetero-masterant et le neo-masterant ne peut que s'interroger face à certaines citations sur lesquelles il tombe.
Quid faciam ?
Mais surtout...
Nooooooooon, je ne veux/peux pas avoir lu tous les livres un jour,
Non, non, non,
Réveillez-moi de ce cauchemar !
Ligne directe ?
« Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus. » (2ème lecture 27ème dim. du TO A)
L’Seigneur, il a parfois une ligne directe avec notre cœur. Toujours surprenant.
Combien on disait de servants pour l’année à venir déjà ? 41 finalement ? Ah oui, c'était pas "presque 40" seulement ? Non ? Bon, au point où on en est… Fiat !
October 04 Dur, dur de travailler à la maison !![]() Coucou !
![]() Et dire que l'auteur de ces pitreries est aussi celui de mes jours !
Du destin des livres"Je me demande ce qu'est devenue la seule propriété à laquelle Achille tînt, tous ces bouquins sans héritier ; je me demande dans quelle salle des ventes, dans quel grenier se pulvérisant ou dans quelle cave pourrissant, reposent comme des morts mais que n'importe quelle main amie peut ressusciter, les livres niais qu'il destinait encore à Roland et n'eut pas le temps de lui offrir, et les autres livres, pompeux, ingénument humanistes et tautologiques, dont il se promettait d'égayer ses derniers ans. Mais peut-être que Là-Haut les vieux auteurs, les vrais dont on est toujours indigne, et leurs intercesseurs, les benoîts exégètes à barbiche début de siècle, lui disent eux-mêmes leurs textes, d'une plus vive voix que les voix des vivants."
in Pierre Michon, Vies minuscules
Se soucier du destin des livres ?
Peut-être sont-ils, ces livres, échos du Livre d'où sort un jour une vive voix qui marque à jamais ?
October 03 Réunion administrative ou l'éclate totaleJe dédie ce poème (hum…) à une expatriée.
¤ Lieu et assistance : amphi Guizot pour M1 et M2 recherche en littérature. Lieu trop petit, du monde par terre, debout dans le hall des amphis… pour un joyeux foutoir : vive la rentrée ! M’enfin, c’est toujours en Sorbonne, o gaudium ! ¤ Maître du jeu : P. F (prof de L2 en littérature classique pour trouver qui se cache derrière ces initiales mystérieuses. Et l’un de mes profs au semestre 2 de cette année d’ailleurs). En acolytes avisés, les directeurs des UFR de grec et de latin (je n’ose mettre leurs initiales car celles de l’érudit helléniste seraient disgracieuses comme chacun sait).
…. MELANGE…
Obtention d’une heure de réunion pleinement belle dans son sens kantien, où les réformes des concours de l’enseignement sont abordées pour arriver à la conclusion qu’en fait nous n’en savons rien, nous ignorons tout : gnothi seauton before, sans doute. Où nos choix de séminaires sont abordés par un P.F. hilare lançant que « le master, ce n’était pas comme quand vous allez faire vos courses au supermarché avec un caddie vide et que vous prenez n’importe quoi ! ».
C’est également à lui que revient la phrase du jour, réponse à la pertinente question : -Les cours sont-ils obligatoires ?
« Ecoutez, je suis responsable du master et professeur depuis des dizaines d’années, je n’ai jamais dit et ne vais pas commencer à dire que les cours ne sont pas obligatoires… Ceci étant [le sourire pointa à la commissure de ses lèvres], j’ai toujours vu les étudiants se débrouiller quand ils avaient deux cours à la même heure et tout valider. »
Avis aux entendeurs.
October 02 Feuerwerk im Herz![]() « Ne rien dire, laisser le cœur chanter son propre langage. Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein. » (P. Claudel)
Et regarder amoureusement le feu.
De retour [pour de bon cette fois]![]() Aaaaaaaaaaah
![]() Ok, je passe au B, mais, quelques minutes encore, quelques minutes...
September 29 Sur le chemin
Poser pour quelques jours son sac et son bâton de pèlerin. En apparence.
![]() Pour mieux chercher la lumière de nos Vies. Comment la transmettre. Et surtout comment La vivre.
![]() Se poser aux pieds du Seigneur pour l'écouter. Se poser pour mieux avancer. Dans l'oraison plus accentuée, la prière des heures monastiques, la lectio, le silence plein de ce lieu séculaire et aussi dans l'échange avec un frère aîné dans la Foi qui a accepté voilà déjà deux ans de faire un p'tit bout de chemin avec moi. Sous le regard du Seigneur.
![]() A jeudi.
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